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08:39

Telecomix invité par RSF à Genève : les hackers de l’humanitaire

Humanitaire, c’est un bon terme pour qualifier l’action de Telecomix en Tunisie, en Egypte, en Libye et ailleurs. C’est probablement l’une des raison qui a poussé Reporter Sans Frontière à inviter deux agents de Telecomix, Chrisk et Fo0, à Genève, le 12 mars prochain, à l’occasion de la journée mondiale contre la cyber censure, afin qu’ils expliquent en détail à un parterre d’ONGs la façon dont Telecomix a porté assistance aux révolutions en cours en Afrique du nord et ailleurs.

Bienvenue au club de l’humanitaire, en quelque sorte.

L’année dernière, nous avions eu l’honneur de tisser des ponts entre le bureau internet de RSF Paris et Xerobank, une organisation issue de Hacktivismo, acteur historique du hacking militant. Cela a permit la mise en place de l’abri anti censure aujourd’hui en service au siège de RSF. Cette année, c’est à l’initiative de Stephane Koch que se tient ce premier workshop, et comptez sur notre capacité de lobbying pour que ce ne soit pas le dernier /-)

Nous l’avions déjà évoqué ici, Telecomix se trouve derrière des opérations comme le rétablissement d’une connectivité internet pour l’Egypte (avec la FDN) quand Mubarak avait décrété un blackout, l’exfiltration de vidéos de Tunisie quand Ben Ali a bloqué leur transfert sur Facebook, le mirroring massif de Wikileaks quand le gouvernement américain a tenté de le censurer, ou bien encore de la mise à disposition de technologies de cryptage, d’anonymisation ou de contournement de la censure destinées aux cyberdissidents. La liste, bien plus longue encore, ressemble à un inventaire à la Prévert d’un hacking éthique et militant, qu’on peut désormais qualifier d’humanitaire.

L’aspect humanitaire est certain, bien plus interventionniste que ne l’aurait jamais imaginé Kouchner 1.0, mais néanmoins évident.

Knowledge sharing

Telecomix animera à Genève un workshop, à destination des ONG, dont le but est de leur transmettre les connaissance essentielles et de les sensibiliser à la gestion de nouveaux risques liés à l’utilisation des NTIC (anonymat des communications, sécurité de l’information, protection des sources), mais également d’expliquer la façon dont Telecomix a utilisé les réseaux sociaux lors des révolutions.

A travers ce workshop qui durera une journée, la matinée étant consacré à une approche théorique, Telecomix tentera de répondre a une série de question essentielles :

  • Quels sont les moyens d’interception ou d’écoute des régimes autoritaires ou des dictatures ?
  • Quelles sont les traces – exploitables – que l’on laisse quand on utilise ces outils et technologies ?
  • Comment contourner la censure ?
  • Comment protéger ses données et ses sources ?
  • Comment sécuriser ses échanges (emails, messages, utilisation du Web) ?
  • Quelle démarche et quel comportement adopter quand on se rend dans un pays étranger ?

Des connaissances essentielles pour tout travailleur du secteur humanitaire, mais pas que.

Et en bonus track, un reportage de la Télévision Suisse Romande sur Telecomix avec Chrisk en guest star.

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Schweinderl