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February 05 2014

21:03
18:23

Le Bloc d’Orange : le cinéma portatif à la maison et en vacances

J’ai découvert Le Bloc d’Orange il y a 3 mois lors du Show Hello, la grande convention de rentrée d’Orange. Et je suis tombé sou le charme de ce petit projecteur transportable, autonome, qui n’était à l’époque encore qu’une annonce d’un produit devant sortir sous peu (on sait ce que cela veut dire…). Et bien(...)

March 18 2013

09:00

Orange lance Hellopolys, le Sim City des réseaux

Grand jour de sortie pour Hellopolys ! Ce jeu invite le joueur à devenir son propre opérateur télécom et à développer un réseau fixe et mobile dans une ville et sa périphérie. Une sorte de Sim City des télécoms en sorte. Mais sans DRM ni impossibilité de jouer seul Disponible en deux langues (français et [...]

January 10 2012

09:26

Free Mobile : tous sur les forfaits et comment s’abonner

C’est un Xavier Niel très en verve, visiblement jouissif et émotionné qui a présenté son offre Free Mobile, 5 ans de travail acharné pour lancer le quatrième opérateur mobile français. Et ça, madame, c’est une Révolution ! Très « Steve Jobien » dans son style quand il annonce son « encore un détail » (one more thing) et plus [...]

November 21 2011

09:49

Stan&Dam vous offrent 10 places pour l’expo Game Story

Chez Stan&Dam nous savons être généreux, surtout quand on nous donne les moyens de l’être (merci Orange ). Et vous le savez aussi, nous avons une passion pour les jeux vidéos (enfin, surtout Dam). C’est donc avec un plaisir non dissimulé que nous allons nous rendre à l’expo Game Story au Grand Palais à Paris du [...]

November 19 2011

10:00

Gagnez 10 BlackBerry Torch et Bold avec Stan&Dam

Toi aussi tu te dis que finalement il n’y a pas que l’iPhone ou Android qui ont de beaux écrans tactiles, ou qu’un clavier ça peut être plus pratique ? Du 17 novembre au 4 décembre joue avec Stan&Dam et gagne l’un des 10 BlackBerry Torch 9860 ou BlackBerry Bold 9900 en jeu ! Pour [...]

September 16 2011

12:07

iPhone 5 : Infographie sur toutes les rumeurs

En ce moment les rumeurs sont tellement nombreuses au sujet de l’ iPhone 5 que l’on s’y perd c’est ainsi qu’aujourd’hui nous vous faisons découvrir une infographie sur une grande partie des rumeurs autour du prochain iPhone. Rappelons que d’après Stéphane Richard d’Orange le prochain mobile d’ Apple sera lancé le 15 octobre ( Lire l’article ) © Jason pour Be Geek , 2011

July 27 2011

07:00

Le Tour de France vu de l’intérieur par un Geek

Dimanche avait lieu la dernière étape du mythique Tour de France. Cette satanée boucle qui fait tourner la tête des contrées françaises et de ses habitants depuis 1903. Ce Tour qui en a plus d’un dans son sac, à commencer par donner envie à tout le monde de suivre ces coureurs et leur 40 km/h [...]

March 17 2011

10:14

Une 100% recyclable pour Pepsi

Biennnnnn Geek ou pas, toujours est-il que Pespi a annoncé le lancement l’année prochaine d’une nouvelle bouteille 100% recyclable entièrement réalisée à partir de matériaux végétaux issus des déchets agricoles de PepsiCo. Une initiative qu’il est bon de saluer, même si on se demande si cette bouteille pourra être mangée au final Les bouteilles seront fabriquées à partir d’écorce de pin et de maïs … Et l’entreprise espère également pouvoir rapidement utiliser les pelures d’orange et de pommes de terre dans son procédé de fabrication … via buzzecolo Copyright © JournalduGeek.com | Retrouvez-nous aussi sur Facebook et Twitter | Site hébergé par Typhon

March 05 2011

13:59

Contre toute attente, le cours d’Orange reste stable

Le marché avait réagit violemment à l’annonce de la collaboration de Nokia avec le régime Irakien, qui portait sur la surveillance de la population et qui avait permit de cibler la répression durant la révolution verte. Or dans la journée de vendredi qui a suivit la révélation par Owni d’une affaire de corruption susceptible de violer la convention de Mérida censée lutter contre la corruption, et d’amener Orange à répondre de ses actes devant la commission Européenne, le cours de bourse n’a pas varié d’un poil, et on a enregistré des volumes d’échanges qui ne sortent pas de l’ordinaire.

Tout se passe comme si le marché considérait Orange comme étant au dessus des lois. Il faut dire qu’il y a de quoi, et on peut comprendre le marché. En pratique, Orange écrit les lois et les appliquent avant même qu’elle ne soient votées. Pas très démocratique pour une entreprise détenue en partie et contrôlée en totalité par l’Etat.

Dirigé par Stéphane Richard, grand ami de la Net Neutralité, ancien chef de cabinet de la ministre des finances, Christine Lagarde, qui a remplacé une Michèle Alliot Marie encore ministre il y peu dans un déplacement officiel à Tunis. Orange a à la tête de la direction de sa branche entertainment l’ancienne ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, alias Madame Hadopi (le Ammar404 Français).

Orange, même s’il n’en possède que 27%, est un peu le prolongement du gouvernement Français dans le numérique.

Orange, c’est un peu Elf en 2.0. Surtout dans son rapport à l’Afrique.

L’apathie des marchés est d’autant plus étonnante que l’enquête d’Owni est menée par deux journalistes enquêteurs de talent, Olivier Tesquet, ‘pure player’ du journalisme, l’un des spécialistes “Wikileaks” maison, et Guillaume Dasquié, un ancien de Libé, spécialiste des affaires de corruption, en particulier dans cette zone du monde, et/ou quand cela touche à de grandes multinationales.

Ces deux gus dans leur garage (en l’occurence une soucoupe), croient fermement que le journalisme est un contre pouvoir (et pas un pouvoir tout court) et s’en donnent les moyens. Un duo qui rassemble tout ce que le journalisme sait faire et peut potentiellement faire, avec les outils d’hier et d’aujourd’hui, lancé aux trousses d’une entreprise qui est la bête noire des anti hadopi, et qui a juré la mort de la Neutralité du Net.

Autant dire que tout ce que l’internet a de militant trouvera dans tout cela une raison ou une autre de se mobiliser. Il suffit d’une étincelle pour mettre le feu au poudres d’un conflit ouvert entre une entreprise et ses clients : et si les suicides n’étaient plus seulement un problème RH chez Orange ? Imaginez que le CRM s’y mette !?

FUD, les marchés n’aiment pas cela. Ca les rends nerveux.

Hasard du calendrier

Le même jour où émergait les premières révélations sur la corruption d’une dictature Africaine par Orange (et la France), Didier Lombard, sentant visiblement un autre scandale arriver, renonçait à un poste de conseiller payé un demi millions d’euro par an. Une pré-retraite dorée ?

Peu de chance pourtant que le départ de Didier Lombard, l’ex président d’Orange, grand ami de la neutralité du net lui aussi, suffise à calmer la crise qui vient d’éclater, et qui ne devrait pas tarder à devenir une affaire d’Etat, une de plus.

Les rapports entre Orange et l’Etat Français sont tellement fusionnels que s’il était avéré que l’entreprise ait versé de l’argent au clan de Ben Ali, cela devrait avoir l’effet d’une bombe atomique. Une enquête que le parlement Européen devrait logiquement diligenter (violation d’une convention Européenne sur la corruption oblige), devrait, outre certifier que les documents révélés par Owni sont authentiques (ce qu’Orange ne nie pas), répondre à la question suivante : qu’a reçu Orange, ou l’Etat Français, ou les dirigeants de l’un ou de l’autre, en échange de cette commission ?

One more thing. Pendant ce temps, Facebook est évalué à 75 milliards de dollars sur le marché gris… Les grands changements auxquels nous assistons dans le monde ne passent donc pas clairement inaperçu aux yeux de tous les marchés. Les transferts de valeur entre les anciens maîtres des forges de l’information et les nouveaux sont en cours.

Bon week end, les marchés sont fermés. LULZ.

January 24 2011

14:44

Pascal Nègre souhaite limiter Deezer

Shared by stanthewizard Sacré Pascal Tu vas nous faire rire encore longtemps ... en même temps tu n'es plus tout jeune non plus Pascal Nègre, le patron d’ Universal Music souhaite limiter le modèle des plateformes de streaming de musique gratuite en contrepartie de publicité.

August 26 2010

06:37

August 03 2010

06:33

Jiwa, le dernier acteur français indépendant de la musique en stream disparait

cimetiere-france-innovationC’était la dernière startup Française ambitieuse et indépendante dans le secteur de la distribution musicale en stream : Jiwa vient de jeter l’éponge.

Le retrait par Warner de son catalogue pour les acteurs du stream, des aides sectorielles promises par le gouvernement  qui sont restés… à l’état de promesses, et des demandes venues de toutes parts d’une licence comparable à celle obtenue par la radio dans les années 30, rejetées avec véhémence par Christine Albanel au parlement lors des discussions sur la loi Hadopi, rétorquant alors que le secteur n’en avait pas besoin : l’Etat a fait tout ce qui était en son pouvoir pour prendre le contrôle de cette forme de distribution, quitte à la tuer.

L’ancienne ministre, qui patauge dans les conflits d’intérêts plus que quiconque, profite  aujourd’hui de ses manoeuvres d’hier. Grâce au travail accomplit, celle qui est désormais l’une des dirigeantes de l’opérateur historique, n’a plus personne pour lui barrer la route vers la domination espérée par Orange de la distribution musicale (pour ce qui est des acteurs Français, bien entendu).

La stratégie gouvernementale vis à vis du stream, qui s’annonce comme le véritable remplaçant du CD, pour le moment tout du moins, s’est avérée un tantinet machiavélique (ce qui, dans la novlangue instaurée depuis peu se dit ‘pédagogique’). Un temps tenté, par le biais de l’opérateur internet contrôlé par l’Etat, de s’aventurer dans le secteur, il lui a bien fallu reconnaitre que jouer à la startup revenait pour Orange à courir une régate avec un supertanker tournant aux 35 heures. Wormee, bien qu’ayant pris soin de maquiller sa filiation à l’opérateur historique avec autant de soin qu’un travesti qui se maquille pour sortir en boite, espérant tomber sur un internaute passablement éméché avec lequel il pourra terminer la nuit, n’a jamais réussi à séduire.

Il ne restait à Orange que la prise de contrôle de Deezer pour espérer devenir un acteur qui compte dans le secteur. Mais l’avenir s’annonce sombre, à l’image du vieux riche qui prend pour épouse une jeune pucelle, l’alliance est de raison, et les chances pour la mariée, une fois ramenée au donjon, d’y couler des jours heureux, sont aussi grandes que si elle avait épousé Henri VIII.

Enfant mort né d’un coté, sur le point d’être étouffé par un ogre de l’autre, il ne reste plus donc en France le moindre acteur innovant dans la distribution de la musique (et avant de remplir les commentaires de mentions d’obscures startups, précisons que ce panorama concerne celles ayant levé quelques millions, et qui ont, du coup, été jugés comme à fort potentiel par des investisseurs).

Le contrôle absolu et la ferme volonté de conserver les choses telles qu’elles étaient avant la révolution du numérique commence à porter ses fruits : l’économie numérique en France n’est décidément qu’une vaste blague.

La musique est pourtant un vecteur de socialité d’une importance première, et ce depuis… toujours. Son potentiel d’innovation, sans même parler de ce que lui apporte le web des données, est encore vaste rien qu’avec le web social. Certes, ni Jiwa, ni Deezer, n’ont su apporter une véritable dimension sociale à la consommation de musique, et aucun de ces deux acteurs n’a trouvé comment faire de la musique un liant dans le social du web contemporain, mais peut-on décemment reprocher à celui qui tente de faire pousser du blé dans le désert de ne pas avoir su développer l’art culinaire qui va avec ? Cette innovation là, à moins d’un miracle, ne se fera pas en France : l’agent Orange n’est pas propice à la culture.

Au delà du formidable gachis qui fait rater au pays, une fois de plus, un train dans la gare de l’innovation, et après deux années de lutte acharnée menée par les autorités contre toute forme de consommation culturelle qui ne rentrerait pas dans une vision étriquée du monde dictée par des lobbies, il est probablement temps, à l’heure ou l’emprise de ces même lobbies semble se desserer, de se poser quelques questions.

On passera rapidement sur l’aspect malsain et nauséabond de ce que réserve à la démocratie l’alliance en cours des contenus et des réseaux. A ceux qui doutaient encore du caractère indispensable à l’innovation de la neutralité des réseaux – dont le principe est d’interdire à ces derniers de faire quoi que ce soit d’autre que de transmettre du contenu, quel qu’il soit, d’ou qu’il vienne et où qu’il aille, la mort de Jiwa souligne également que cet accouplement contre nature (allez, carrément) sonne également le glas de l’économie numérique.

L’autre enseignement, c’est qu’avec la disparition avérée ou prochaine des acteurs Français du stream, c’est la mort de tout espoir de préserver un autre archaïsme bien Français, celui de l’exception culturelle qui se manifeste dans les quotas obligatoires.

Dans un monde où la musique sera consommée ‘on demand’ depuis l’étranger, les chances d’imposer à un acteur américain ou suédois une proportion de musique Française sont de l’ordre du ridicule, et sans cette béquille, la production locale au pays du fromage risque de souffrir terriblement.

En voulant tout contrôler, les autorités Françaises ont tué dans l’œuf tout espoir de voir naitre sur nos terres un champion de la distribution culturelle. Les petits labels auront le plus grand mal à négocier avec des acteurs internationaux bien trop débordés pour s’occuper d’eux, ils seront dès lors sous le joug des majors, la boucle est bouclée.

Les fondateurs de Jiwa l’affirmaient depuis le début : Les conditions commerciales imposées par les majors font qu’aucun business de musique sur Internet n’est viable.

Tout se passe pour l’instant comme si l’industrie de la Culture, qui contrôle de façon étroite l’appareil d’Etat, avait déclaré la guerre à internet. Cette guerre est la sienne, ce à quoi elle fait face n’est que résistance, et celle-ci ne peut qu’aller en s’amplifiant.

Tenter de faire culpabiliser les gamins qui téléchargent risque d’être un exercice des plus délicats. Plus que jamais, pirater sera un acte de rébellion valorisé par ses pairs, plus que jamais, rentrer dans les rangs clairsemés de la légalité sera vécu comme une soumission à un pouvoir aveugle, injuste, et qui ne sert que ceux qui savent le nourrir.

« Puisque c’est comme ça, je vais reprendre mes habitudes et pirater des mp3, hors de question de nourrir ces gorets » nous confiait, sous couvert d’anonymat, l’un des dirigeants du département internet d’un grand groupe média, habitué de Jiwa, avec qui nous échangions aujourd’hui.

Si la France ne veut pas devenir rapidement une puissance culturelle de troisième plan, il devient plus qu’urgent de changer de cap, de s’ouvrir à autre chose, de cesser surveillance et répression, fussent-elles ‘pédagogiques’, et de faire l’autopsie de l’innovation française, incapable de survivre en dehors des grands groupes, eux même coupés du monde et trop gras pour adopter le style des startups, indispensable dans un monde en pleine mutation où la révolution se fait par les idées et les usages, et non par les investissements industriels dans la technologie.

June 20 2010

16:59

Pixels, l’attaque 8 bits de New-York

Je sors d’une exposition consacrée aux jeux vidéos au musée des Arts et Métiers (je vous en reparlerai, elle est exceptionnelle), et je tombe sur ce film. L’attaque de New-York par les icônes des consoles 8 bits, c’est juste un rêve de court-métrage. I like ! [There is a video that cannot be displayed in this feed. Visit [...]

May 06 2010

17:03

Comment créer une MicroSIM pour l’iPad avec sa carte SIM

C’est MacBidouille qui nous explique la manip. Le site use et abuse d’avertissements pour dire qu’il faut faire attention, mais pour l’avoir fait ça ne pose aucun problème. Je souscris au fait qu’il vaut mieux utiliser un cutter plutôt qu’un ciseau, à part cela rien de très complexe. En fait, une MicroSIM est une carte SIM de [...]

April 08 2010

06:11

Net neutralité : il y a internet et internet… par Orange…

Fait un peu chaud, là, non ?Pour France Télécom, le neutralité des réseaux n’existe pas, on lui préfèrera l’internet “ouvert”, un terme que son président peine a définir.

L’ouverture, c’est pour lui plutôt la dilution du débat, notamment en faisant de cet enjeu, limité jusqu’ici aux opérateurs télécom, un grand fourre tout où viendrait se mêler une quantité d’acteurs jusqu’ici peu concernés. L’embrouille, qualifiée de “petite précision sémantique”, fera office d’introduction pour un discours d’une dizaine de minutes à travers lequel on devine tout le mal que l’on pense en haut lieu de la net neutralité chez le plus gros opérateur télécom Français.

Cliquer ici pour voir la vidéo.

Rappelons au passage que le principe de la neutralité des réseaux consiste à ne pas discriminer une information qui passe sur le réseau selon son origine, sa destination, son contenu, ou le moyen utilisé pour y accéder.

“Les opérateur de télécom, leur seul soucis, c’est le développement des réseaux, le développement d’internet, de l’accès à internet dans le monde”.

A croire que France Télécom est la première ONG cotée en bourse.

Le président d’Orange l’a bien compris, la partie qui se joue est serrée, et la belle image de marque forgée à coup de millions d’euros investis dans de fort belles campagnes pourrait être mise à mal par une poignée d’activistes dont il reconnait à demi mots qu’ils ont, aujourd’hui, le monopole de la crédibilité sur le sujet. C’est là probablement tout l’enjeux des débats en cours sur la neutralité des réseaux : noyer le poisson et ne pas voir la parole monopolisée par les défenseurs d’une définition de la neutralité des réseau que l’on voudrait bien amender (ou ajuster sémantiquement).

Open™

Pour Stéphane Richard, la net neutralité n’est donc pas un sujet, reprenant la précédente campagne de pub d’Orange (“Open”), il lui préfère donc le terme “ouvert”, et celui-ci n’a rien à voir avec l’ouverture prônée par les défenseurs des libertés numériques, c’est juste un adjectif marketing.

Car la grande crainte d’Orange, ce sont bien ces vilains activistes qui seraient trop enclins à faire passer les gentils opérateurs télécom pour des méchants.

“il y a une forme de soupçon par rapport aux opérateurs de télécom, qui serait des gens qui chercheraient, pour de basses raisons économiques, ou pire encore, d’ailleurs, pour d’autres motivations, a faire une espèce de sélection dans la gestion des trafics sur internet. Le premier enjeu de ce débat c’est d’enlever ce soupçon”. [les liens sont de moi, bien sûr]

Orange semble avant tout soucieux de ne pas faire l’objet de soupçons, et c’est vrai que quand on dispose de l’Etat à son conseil d’administration et que l’on plaide discrètement pour l’installation de systèmes permettant tout aussi bien de surveiller la population que de gérer plus finement son réseau, on peut comprendre qu’il y ai un malaise, et que la possibilité de confusion des genres, voir de collusion d’intérêts, puisse venir à l’esprit des consommateurs. Un malaise qui transpire tout au long de cet entretient réalisé par l’ARCEP, en particulier dans le langage non verbal : mains moites, ajustement constant de deux malheureuses feuilles de papier sur lesquelles on imagine trouver le script que l’interviewé récite maladroitement, discours ponctué d’incessant “heuuu”…

"I did not had sex with this woman"

“Je crois que les principaux enjeux du débat c’est précisément de voir les grandes catégorie d’acteurs [en prenant soin d’exclure les citoyens] de l’économie de l’internet, de voir quelles sont leurs motivations économiques, quelles sont leurs responsabilités et comment chacun de ces acteurs doit pouvoir contribuer à cet internet ouvert que chacun appelle de ses vœux, à l’intérieur d’un modèle économique qui soit respectueux aussi des uns et des autres, car je pense que ce ne serait pas rendre service à internet, et en tout cas ne pas s’inscrire dans une logique de développement durable, au sens le plus noble du terme, que d’encourager un développement qui ne rend pas à chaque créateur de valeur la part qui lui revient”

Une bien curieuse vision du concept de valeur (on rappellera à Stéphane Richard, mais il doit s’en être aperçu, qu’il y a une différence en économie entre prix et valeur), et une bien étrange façon d’appréhender ce qu’est un marché (sauf à admettre que l’on est en effet dans une économie socialiste planifiée, ce qui semble transparaitre dans le discours du président d’Orange). Une insulte, pour finir, au sens le plus noble du terme, à la notion de développement durable, qui n’a jamais été synonyme du fait de tenter à tout prix de conserver les modèles du passé.

Car dans cette vision de l’internet ouvert (mais pas trop), celui-ci doit avant tout préserver les modèles économiques du passé – ce qu’il ne fait pas aujourd’hui, là dessus, difficile ne ne pas être d’accord. Il en fut de même avec l’automobile ‘ouverte’, qui avait mis à mal éleveurs de chevaux, producteurs d’avoine et relais postaux (enfin, presque, étant donné que les PTT puis France Télécom sont les descendants de ces derniers). Pire encore, on se souvient de la montée vertigineuse du chômage et de l’oisiveté au sein de l’église catholique quand l’infâme Gutenberg avait du jour au lendemain condamné à la mendicité des armées de moines copistes, devenus aussi inutiles qu’un CD audio, occupés naguère à recopier les livres qu’ils prenaient soin de sélectionner, afin de proposer au bon peuple une culture qui leur permettait d’assoir leur pouvoir.

Des erreurs – de toute évidence – qu’il ne faudrait pas répéter, si on souhaite à tout prix préserver le monde merveilleux des industries culturelles et télécom actuel.

Mais le patron de Orange va plus loin puisqu’après de longues minutes de langue de bois, il annonce que les opérateurs télécoms pourraient avoir besoin de gérer leur trafic. Difficile de ne pas voir là l’arrivée (officielle) du deep packet inspection, qui sert aussi bien à réguler le trafic sur un réseau qu’à surveiller une population (8’10). Stephane Richard s’empresse d’ajouter que tout cela doit se faire dans la transparence (de la même façon que la fixation des prix sur le mobile ?).

L’entretien se conclue par cette phrase : la liberté c’est bien, mais il ne faut pas oublier la justice. Hadopi, Loppsi, on aura compris.

January 11 2010

10:04

La tablet Apple — iSlate — serait dotée d’une webcam et sortirait ‘dans les prochains jours’

Relevé par ElectronLibre.info, l’interview par Jean-Pierre Elkabbach de Stéphane Richard, le numéro 2 de France Télécom, a donné l’occasion à Orange de donner un méchant coup de canif au contrat de confidentialité qui le lie à Apple.

Interrogé sur l’arrivée ‘dans les prochains jours’ de la tablet Apple, Stéphane Richard confirme l’information et ajoute qu’elle sera dotée d’une ‘webcam’ et connectée au réseau 3G. Il continue en appelant le futur gadget d’Apple un ‘visiophone’, ce qui peut prêter à sourire.

A Cupertino, le sourire ne doit pas être de mise. La firme à la pomme, qui cultive le goût du secret, ne doit pas apprécier du tout de voir le suspens savamment entretenu détruit par l’un de ses plus importants partenaires Européen.

Est-ce un retour d’ascenseur suite au contrat d’exclusivité perdu sur l’iPhone par Orange, ou simplement une faute d’inattention de Stéphane Richard ? L’avenir nous le dira. Il faut dire que ce dernier apparaissait tendu, l’interview portant essentiellement sur les problématiques RH au sein de France Télécom, on peut comprendre qu’il ai sauté sur l’occasion pour annoncer – enfin – quelque chose de positif concernant sa société.

Fail.

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Schweinderl